|
Mis à jour le 11 Janvier 2013. Il s’agit d’un statut, celui de Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP). Ce statut permet à un particulier de mettre en location un logement meublé. Concrètement, il s’agit pour vous d’investir dans une résidence de service, vous signez un bail commercial avec le preneur (le gestionnaire de la résidence) pour une durée comprise entre 9 ans et un peu moins de 12 ans.
Qui peut bénéficier de ce statut ?Ce statut est applicable aux personnes :
OU
Quels sont les biens concernés ?Différentes résidences peuvent faire l’objet d’un bail commercial entre un propriétaire (bailleur) et un exploitant professionnel (preneur), dans le cadre d'un LMNP. Ces résidences doivent répondre à différentes normes en fonction de leurs destinations pour être éligibles au dispositif (chambres meublées, médicalisées ou non, dotées d'équipements ou de services spécifiques). Chacune des résidences possède donc des spécificités :
Les résidences de tourismeLa résidence de tourisme est un établissement commercial d'hébergement classé, faisant l'objet d'une exploitation permanente ou saisonnière. Elle est constituée d'un ensemble homogène de chambres ou d'appartements meublés, disposés en unités collectives ou pavillonnaires d'une capacité d'au moins 100 lits offerts en location pour une occupation à la journée, à la semaine ou au mois, à une clientèle touristique qui n'y élit pas domicile. Elle est dotée d'un minimum d'équipements et de services communs (Article D321-1 du CGI).
Le marché du tourisme :
L'actif résidence de tourisme :
Réponses aux principales questions des investisseurs : Les résidences d’affairesCes établissements sont destinés à une clientèle en déplacement professionnel, ils sont, en général, situés proche des centres d'activités. Les services qui conviennent à ce type de clientèle sont, par exemple :
Les résidences d'affaires peuvent également proposer d'autres services "plus loisirs" tels qu'un sauna ou une piscine. Les résidences séniorContrairement à l'EPHAD, la résidence sénior n'est pas destinée aux personnes ayant besoins d'une assistance quotidienne et obligatoire. Elle propose donc des services ponctuels. Ses occupants sont autonomes. La différence avec un logement classique est la possibilité d'avoir accès à certains services adaptés aux personnes âgées (restaurant, personnel de ménage ...). Les résidences étudiantesCe sont des établissements généralement composés de studios ou T2, et proposant des services adaptés aux étudiants : laverie, salle de sport, cafétéria ... Les résidences médicalisées (EHPAD)L'EHPAD (Etablissement d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) est un complexe de chambres médicalisées pour personnes âgées dont l'aide au quotidien est nécessaire. Ces établissements proposent de nombreux services facilitant la vie de ses occupants, par exemple les repas, les soins médicaux ou la blanchisserie... Il est important de vérifier que le promoteur du projet respecte bien ces normes avant d'investir dans un bien. Pourquoi un bail commercial ?Après avoir investi dans la résidence de votre choix, vous allez confier l’exploitation de cette dernière à un professionnel afin que les services afférents à cette résidence puissent être assurés de manière continue. A ce titre vous aller donc signer un bail commercial. En tant que propriétaire, vous êtes dénommé le bailleur. L’exploitant, qui va vous verser tous les mois ou trimestres un loyer, est le preneur. Le contenu du bail commercialLe contrat de bail ne subit pas un formalisme strict. En effet, lorsque celui-ci est conclu pour une durée inférieure à 12 ans, il n’est pas nécessaire de dresser un acte authentique. Cependant, il est indispensable de rédiger un acte sous seing privé, ne serait-ce pour des questions probatoires. Le contrat de bail doit contenir des notions importantes : - la durée d’engagement de location. Cette durée ne peut pas être inférieure à 9 ans. Elle se situe en général entre 9 ans et 12 ans. En effet, au-delà de 12 ans, le bail sera obligatoirement un contrat notarié, enregistré, donc soumis à des frais supplémentaires. - l’objet du contrat, à savoir les locaux concernés et l'usage prévu. - le montant du loyer. Il n'y a pas d'obligation légale quant au mode de règlement ainsi qu'aux délais. Ce sont les parties qui décident entre elles de cette convention (paiement mensuel, trimestriel...). En ce qui concerne la révision du loyer, il peut être prévu : soit une révision triennale s'il n'y a pas de clause d'indexation, soit une révision indexée annuellement sur l'ICC (Indice du Coût de la Construction) ou l’IRL (indice de référence des loyers) ou encore une indexation contractuelle.
Le locataire a le droit de reconduire son bail au terme de celui-ci. Mais le bailleur peut refuser en justifiant un motif légitime de non renouvellement (défaut de paiement, agissements délictueux du locataire...) ou en payant une indemnité d'éviction (art L 145-14). Le bail commercial peut prendre fin de différente façon, résiliation par le locataire ou le bailleur, résiliation amiable ou par clause résolutoire (le non paiement des loyers entraîne la résiliation de plein droit du contrat). Et la fiscalité ?Le régime LMNP est assez particulier. En effet, l’investisseur perçoit des loyers mais n’est pas imposé dans la catégorie des revenus fonciers. Il est assujettit à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux). La catégorie BIC et ses différents régimesLa catégorie des BIC est divisée en trois régimes différents qui s’appliquent en fonction des revenus:
Lorsque les revenus sont inférieurs à 32 100 €, le loueur peut opter pour le régime réel simplifié. Le régime du micro BICLe régime des micro-entreprises applicable à l'activité de location meublée est celui correspondant au régime des prestations de services. Ce régime est très intéressant : vous bénéficiez d'un abattement de 50 % sur les recettes générées. En revanche, en cas de déficit, le loueur ne pourra pas les reporter. Il devra opter pour le régime réel simplifié. Attention cependant, si vous optez pour la TVA il n’est pas possible d’appliquer le régime micro-BIC (voir ci-dessous le régime de la TVA). Le régime réel simplifiéCe régime permet la déduction des charges supportées par le loueur pour leur montant réel. Le déficit généré par l’activité de LMNP ne peut se reporter sur le revenu global. Le déficit LMNP constaté n’est déductible que des bénéfices de même nature (activité de LMNP) et, est reportable pendant 10 ans. Le régime réel normalLe régime du réel normal est optionnel pour le loueur qui est imposé au réel simplifié mais il est obligatoire pour celui qui réalise des recettes annuelles imposables supérieures à 763 000 €. Le fonctionnement est le même que celui du réel simplifié. Les charges sont comptabilisées selon leur montant réel. La distinction avec le régime réel simplifié est administrative. En effet, le régime réel normal est plus contraignant concernant les documents à fournir. L’avantage du dispositif repose sur le fait qu’il est possible d’amortir le bien dans le temps, cependant, il faut différencier l’amortissement comptable et l’amortissement fiscal. La déduction de l’amortissement comptable : un avantage non négligeable ...L’intérêt de l’amortissement est de pouvoir déduire, sur le résultat de l’année, un montant correspondant à la dépréciation de l’immeuble et du mobilier en raison de l’usure ou du temps. L’amortissement des immeubles dure en général entre 20 et 30 ans, il est linéaire. Pour le mobilier, la durée d’amortissement est de 5 ou 10 ans. L’investisseur peut renouveler les meubles au terme de l’amortissement afin de reconduire l’avantage. … contrebalancé par l’amortissement fiscal qui empêche la création de déficit.Lorsque le LMNP est une personne physique (ou une société de personne avec associés personnes physiques), le montant de l’amortissement qui est déduit fiscalement ne peut pas excéder les loyers perçus. En résumé, cela signifie que l’amortissement ne peut pas créer ou augmenter un déficit. Par contre, il sera possible de reporter la part non déduite de l’amortissement (part excédent le loyer) sur les revenus des années suivantes sans limitation de durée. Pourquoi parle-t-on de récupération de la TVA dans le statut LMNP ?La location meublée n’est en principe pas soumise à la TVA. Mais payer cette TVA (19.6%) lors de l’acquisition peut se révéler très avantageux. En effet, la TVA payée va être remboursée quelques mois après l’acquisition à l’investisseur, ou au fur et à mesure des appels de fonds dans le cadre d’une acquisition en VEFA (vente en l’état futur d’achèvement). Cependant, cette soumission à la TVA entraîne l’obligation pour le bailleur d’ajouter une TVA sur le montant des loyers perçus, égale à 7% et réglée par le preneur afin de la reverser à l’Etat pendant 20 ans. La TVA n’étant définitivement acquise qu’au bout de 20 ans. Mais cette opération n’est pas permise sur tous les biens. Sur quels biens est-il possible d’effectuer une opération de récupération de TVA ?
Que faire lorsque j’ai récupéré le montant de la TVA?
Une fois la TVA récupérée, plusieurs options s'offrent à vous. Lorsque le montage financier est bien exécuté, la banque prévoit deux crédits sur l'achat du bien. Un crédit représentant l'investissement Hors Taxes et un crédit représentant la part de TVA. Le second étant remboursé lors de la récupération de la TVA. Il est aussi possible pour l'investisseur de jouir de la somme récupérée sans rembourser le prêt immédiatement. Il sera alors judicieux de placer cette somme et de faire appel à un conseiller en gestion de patrimoine afin de faire des choix pertinents s’inscrivant dans une stratégie patrimoniale globale. Concrètement, le mécanisme permet de récupérer une somme d’argent au début de l’investissement mais entraîne une obligation assez lourde pendant 20 ans (celle de récolter de la TVA sur les loyers perçus). Il faut donc bien mettre en balance ces éléments afin de ne pas faire d’erreur lors du choix à l’assujettissement ou non à la TVA. Statut LMNP et réduction d’impôt : c’est possible ?Oui ! L’amendement Censi-Bouvard né en 2009 permet aux investisseurs LMNP, sous certaines conditions, de bénéficier d’une réduction d’impôt de 11% du montant HT (+ frais liés à l’acquisition), plafonnée à 300 000 € par an. La loi de finances pour 2013 a prorogé le dispositif Censi-Bouvard jusqu’au 31 décembre 2016. Quelles sont les acquisitions visées par cette réduction d’impôt?Les biens concernés sont les biens acquis par des contribuables domiciliés en France entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2013 (l’acquisition doit être faite à titre onéreux) :
Est-ce que tous les biens sont visés ?Non ! Pour être éligible à la loi Bouvard (amendement Bouvard), le bien doit être dans :
Comment se calcule la réduction d’impôt concrètement ?Le taux de la réduction d’impôt est de 11% pour les logements acquis en 2012. Cette réduction d’impôt est étalée sur 9 ans. En cas d’excédent de réduction d’impôt, cet excédent est reportable sur les 6 années suivantes. Pour déterminer le taux à appliquer, il est tenu compte de la date d’acquisition du bien (date de signature de l’acte authentique). La réduction d’impôt commence à partir du moment ou j’achète le bien ?Non ... il faut nuancer, tout dépend de la nature du bien que vous achetez : - Pour les acquisitions en VEFA, l’année de la première réduction d’impôt sera celle de la livraison du bien. - Pour les acquisitions d’un bien déjà construit, l’année de la première réduction sera l’année ou l’acte authentique a été signé. - Pour les acquisitions nécessitant des travaux de réhabilitation, l’année de la première réduction sera l’année d’achèvement des travaux. Exemple :
Les inconvénients liés à l’amendement Censi-Bouvard :Comme tous les dispositifs permettant une défiscalisation, le LMNP Bouvard possède des conditions à respecter : - délai de détention : Ainsi pour que la réduction d'impôt soit totalement acquise, l'investisseur doit garder le bien en location pendant 9 ans minimum. La location doit commencer dans le mois suivant la construction ou l'acquisition de l'immeuble. Si cette condition n'est pas respectée, l'avantage en réduction d'impôt sera repris par l'administration fiscale. - la réduction d'impôt est elle-même limitée. Ainsi, la base de calcul maximum que l'on peut retenir pour le calcul de la réduction d'impôt est de 300 000 €. Par contre, le nombre de bien est illimité. - le bien ne peut être également amorti (sauf pour la partie supérieure à 300 000 €). Du fait de la réduction d’impôt accordée au titre de la loi Censi-Bouvard (amendement Bouvard), - le plafonnement des niches fiscales : la réduction d’impôt Censi-Bouvard fait partie des dispositifs pris en compte dans le plafonnement global des niches fiscales (10 000 euros pour les investissements réalisés à partir de 2013).
Les conseils d’un CGPINous essayons ici de vous dresser un bilan rapide des avantages et inconvénients à retenir sur ce type d'investissement :
Les bonnes questions à se poser...
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. , Cabinet Investfi
s'assurer avec son conseiller de la qualité du bail commercial |
|||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||
Faites-vous accompagner dans vos projets !
Pour tout renseignement complémentaire ou demande de contact, remplissez ce formulaire :
Cabinet Affilié
13100 Aix-en-Provence
Tél: 0 810 020 040
Cabinet Affilié
34303 Agde
Tél: 0 810 020 040
WH CONSULTANTS
3, Avenue de l'Europe
67300 Schiltigheim
Tél: 0 810 020 040

78 Avenue de la Grande Armée
75 017 Paris
Tél: 0 810 020 040

64 Allées Jean Jaurès
31000 Toulouse
Tél: 0 810 020 040

Rue Bernadet
31830 Plaisance du Touch
Tél: 0 810 020 040

117 B ancienne route impériale
31120 Portet-sur-Garonne
Tél: 0 810 020 040

17 Boulevard Dubouchage
06000 Nice
Tél: 0 810 020 040

18 Rue Thiac
33000 Bordeaux
Tél: 0 810 020 040

3 cours Charlemagne BP 2597
69217 Lyon Cedex 2
Tél: 0 810 020 040

10 Rue Henri Simon
81100 Castres
Tél: 0 810 020 040